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Vallée Sacrée

Visite de la Vallée Sacrée

19 juillet 2017

Si vous avez lu notre précédent article sur notre trek dans le Canyon de Colca, vous savez que Vincent à fini dans un sale état… Mais il a pris sur lui et nous avons continué notre route direction Cusco. Ça a été pour nous, un gros changement de décor : la ville est beaucoup plus touristique qu’Arequipa… Elle en a donc tous les aspects négatifs : prix plus élevés, vendeurs dans la rue qui feront naître ce toc en vous : le hochement de la tête accompagné du « no gracias » ; mais elle n’en reste pas moins très belle à visiter.

Mais on ne vient pas à Cusco seulement pour visiter la ville. Les attraits principaux sont bien évidemment le Machu Picchu, mais ça c’est une autre histoire ; et El Valle Sagrado, plus connue sous le nom de Vallée Sacrée. Nous avons donc choisi de commencer par cette dernière. Si vous souhaitez des conseils pratiques sur la Vallée Sacrée rendez-vous à la fin de cet article…

On aurait pu appeler ce récit : « La Vallée Sacrée massacrée », mais nous allons essayer de rester positif sur cette expérience qui nous a pas mal déçue… En tout cas, ça nous a permis de connaitre nos attentes en matière de tourisme ! Pour vous expliquer un peu : on est arrivé à Cusco et après plusieurs semaines de voyage, on n’avait pas vraiment envie de s’embêter avec la visite de la Vallée Sacrée et les différents colectivos à prendre. On a donc choisi l’option circuit organisé, grave erreur…

– Un faux départ –

Le rendez-vous est pris avec notre hôtel, un bus doit venir nous chercher directement à notre porte le lendemain matin. C’est vraiment top, après un long trajet de nuit en bus nous n’avons rien à organiser. Le lendemain, le bus arrive à l’heure en bas de notre logement. Après un tour à la station essence, nous attendons, stationnés dans une rue, qu’il soit l’heure d’aller chercher les autres touristes : « mais en fait on aurait pu dormir 1 heure de plus !?! ». Bref, c’est pas grave, nous allons découvrir des sites d’exception, on ne va donc pas s’attarder sur les détails…

– Course contre la montre –

C’est parti direction Pissac et sa citadelle ! Mais après environ 20 minutes de bus et après avoir répété en cœur le nom de notre groupe, l’heure du premier arrêt a sonné : « mais attends, on n’est pas déjà à Pissac… elles sont où les ruines en pierre et les terrasses ?! ». Effectivement, nous n’étions pas encore arrivés sur le lieu historique. Mais, vous allez me demander : « vous étiez où ? ». Nous avons fait un « petit » arrêt de 20 minutes dans un « marché pour touristes » au bord de la route, avec toilettes payantes… Comme vous le savez, on est des voyageurs au long cour et les boutiques pour touristes ne sont pas faites pour nous et notre sac de 50 litres. En plus, on n’imagine même pas les prix pratiqués dans ce type de « marchés » où seuls des bus s’arrêtent ! Bref, on sort un peu pour profiter de la vue puis on remonte vite fait une fois le temps écoulé (la ponctualité ça nous connaît). Mais, il faut attendre les autres voyageurs qui font leurs emplettes…

On se met enfin en route direction Pissac, mais l’aspect commercial n’est pas terminé… Notre merveilleux guide nous présente une jeune femme, que nous n’avons pas vu monter dans le bus. Elle est là pour nous vendre son livre, qui selon elle regroupe tous les secrets de l’histoire Inca… Lesquels ?!? Pour le savoir il faudra acheter son livre ! 🙂 Le pire, c’est que cette technique de vente fonctionne à merveille… Après ce petit intermède, nous arrivons parmi la vague de bus touristiques, notre guide nous fait répéter l’heure à laquelle nous devons être de retour : « quoi ?! On a qu’une heure pour visiter le site »… On suit donc Ricardo, notre guide et son drapeau vert… Les explications, en anglais et espagnol, commencent et prennent du temps… l’aiguille tourne, on nous dit qu’on aura du « free time », il n’arrive pas… on décide de prendre la tangente et de faire notre propre visite quitte à regarder les explications sur internet une fois rentrés. La visite se fait donc au pas de course, l’œil toujours fixé sur notre montre : pas de quoi profiter de l’instant dans ce magnifique site…

– Money, money, money –

C’est un peu frustrés que nous retournons au bus. Ricardo nous attend et nous explique que nous allons visiter le grand marché artisanal de Pissac. Ce marché est très réputé dans la région, par sa taille, il envahit la Plaza de Armas et les rues voisines. Le bus se stoppe dans la rue principale de la ville, nous commençons à descendre et nous sommes directement dirigés dans une boutique de bijoux où le commerçant commence à nous faire un exposé sur sa méthode de travail et la recherche des pierres. Ricardo, posté à l’entrée, empêche quiconque de sortir. Une fois le discours bien ficelé du tenancier, on commence à se diriger vers la sortie et on capte une poignée de main entre notre guide et le commerçant : « mais attends c’est un billet qu’il vient de lui filer ! ». Vous l’aurez compris les guides sont payés pour « parquer » les touristes dans les boutiques partenaires ! On essaye donc de se promener dans les rues mais le temps et limité : « attends j’ai vu un mec qui fait de la poterie, on va aller voir ! ». Sur le chemin, on tombe sur Ricardo qui nous explique les différentes spécificités des poteries. Mais ce qu’on veut voir c’est le potier en action, on s’approche donc de lui, l’homme s’arrête, se lève et commence à nous vendre ces différentes œuvres… Échec ! On repart en direction du bus où des personnes de notre groupe sont en train de prendre des photos d’enfants en costume traditionnel en échange de quelques soles… Bref, désolés par ce spectacle, on monte dans le bus et on attend la prochaine étape !

– Un repas en prison –

On se remet en route et Ricardo nous annonce que nous allons nous arrêter à Urubamba. Mais avant d’y arriver, nous avons une nouvelle fois le droit à une petite vente dans le bus… Cette fois, on nous propose un breuvage à base de plantes, efficace contre toutes les maladies possibles et inimaginables. Bref, la démarcheuse propose, à ceux qui le désirent, de goûter la potion, mais avant cela il faut répéter une incantation tous en cœur… Nous assistons au spectacle hébétés… Après ce long moment de gêne, nous approchons de la ville d’Urubamba. Elle n’a pas beaucoup d’attrait mais on se dit qu’un petit tour dans le marché peut être idéal pour assouvir mon envie d’avocat ! L’ensemble de nos compagnons ont pris le tour avec repas inclus, mais nous sommes prévoyants et nos sandwichs n’attendent plus qu’à être dévorés ! Ricardo nous annonce qu’il y a deux groupes pour deux restaurants : « et nous alors ?! ». On dépasse le marché et on commence à se dire qu’il y aura pas mal de route pour rejoindre l’objet du désir… Le premier groupe est appelé les autres doivent rester dans le bus… On arrive au second restaurant, tout le monde descend, sans exception et doit entrer dans l’enceinte du lieu… Encore une fois, notre guide surveille à ce que personne ne sorte… On s’assied donc sur notre envie de découverte et on mange nos sandwichs à l’écart du groupe ! C’est un drôle de sentiment que nous ressentons : nous ne sommes pas libres de nos faits et gestes lors des temps de pause…

– Libérés, délivrés, … –

Bref, on se remet en route vers la prochaine étape qui semble prometteuse : Ollantaytambo. La ville est située entre deux montagnes habitées par d’anciennes ruines Inca. Avant d’arriver sur les lieux, Ricardo recommence et essaie de nous faire scander notre heure de retour, mais nous, ce qu’on retient c’est qu’une nouvelle fois le temps va être limité… On suit le groupe jusqu’à l’entrée du site et à la première occasion, on se faufile parmi la foule et échappe à la vigilance de notre guide. Libres ! On arpente les ruines, on croise notre groupe, Ricardo nous interpelle par le nom de notre groupe « Indi, indi ! » et en agitant son fanion vert, on continue notre route, on veut tout voir… Finalement, nous aurons pu prendre notre temps et voir la majorité du site mais c’est avec regrets que nous observons la deuxième montagne… Nous rejoignons Ricardo et les autres passagers au bus, sans vraiment pouvoir profiter de la ville et de ses ruelles pavées. Nous repartons, mais pour une courte durée, puisque nous laissons la majorité de notre groupe au cœur de la ville afin qu’il puisse prendre le train en direction du célèbre Machu Picchu.

– Retour à la case départ –

Le soleil commence peu à peu à décliner mais il nous reste une étape : Chinchero. Mais que nous réserve notre guide dans cette magnifique ville Inca ? Nous ne sommes plus sûres de rien… Selon Ricardo, nous allons faire deux visites : une historique et une culturelle. Nous commençons par la première : il s’agit de la visite de la vieille ville et de son église. Cette fois-ci, impossible de s’échapper… Nous suivons donc les explications de notre guide sur cet édifice construit sur un ancien temple inca et les différentes peintures qui ornent les murs (les photos sont interdites). En sortant, nous profitons du coucher de soleil sur la magnifique Cordillère des Andes. Nous repartons en bus pour la seconde étape : souvenez-vous la culture. La porte du bus s’ouvre et nous entrons directement dans une vaste cour. Ici, des femmes en tenue traditionnelle nous attendent, on s’assoit sagement sur des bancs recouverts de peaux, la démonstration commence, le discours est clair et bien préparé. On nous explique les différentes méthodes de teinture de la laine. L’exposé est intéressant, nous écoutons attentivement et les photos sont gratuites ! Un petit rappel est fait discrètement : « vous voyez cette os, c’est le doigt d’un touriste qui est reparti sans rien acheté ! »… Le ton est donné, je recherche un tissu typique mais je ne veux pas l’acheter dans ces conditions, pas pendant cette excursion qui est tout sauf comment nous avons envie de voyager… Nous sortons de la boutique, les femmes essayent encore de nous vendre des bracelets et babioles en tout genre… Une autre propose des beignets fourrés au caramel, tant pis on craque, c’en ait trop, on a besoin de réconfort après cette longue journée… C’est un délice et ça fait tellement de bien !

Vallée Sacrée

– C’est pas notre truc –

On reprend la route direction Cusco, déçus de ne pas avoir vu les ruines incas de la ville… De façon générale, nous n’avons pas beaucoup apprécié cette façon de voyager : nous avons éprouvé pas mal de frustration pendant la journée et un profond manque de liberté. Nous avions également le sentiment que ce mode d’organisation a pour but de soutirer un maximum d’argent aux touristes. En effet, nous avons passés plus de temps dans les marchés et les commerces qu’à visiter les sites historiques. Nous ne connaissions pas ce type de tour et nous ne projetons pas d’en refaire… Nous sommes conscients que ce mode de voyage peut correspondre à certains touristes, comme les autres membres de notre groupe et nous ne souhaitons pas vous en dégoûter, c’est peut-être radical après seulement une expérience mais nous ne souhaitons pas être déçus une nouvelle fois !

 

Conseils pratiques pour visiter la Vallée Sacrée

// Quel est le prix d’un tour organisé dans la Vallée Sacrée ? Nous avons pris notre tour en passant par notre hôtel, mais nous pensons que la plupart des agences pratiquent les mêmes prix. Nous avons donc payé 30 soles par personne soit 8€.

// Quels sont les sites de la Vallée Sacrée ? Dans la Vallée Sacrée, vous pourrez visiter les principaux sites payants comme les ruines de Pissac et Ollantaytambo, l’église coloniale de Chinchero et les terrasses de Moray ; mais vous pourrez également découvrir d’autres petits sites incas.

// Quel est le prix d’entrée des sites de la Vallée Sacrée ? Pour visiter les sites de la Vallée Sacrée, vous aurez besoin d’un « boleto turistico« . Il existe deux formules : la première vous coûtera 130 soles soit 35€ et vous permettra d’accéder aux 16 sites pendant 10 jours ; la deuxième est à 70 soles soit 19€, il s’agit d’un billet partiel permettant l’accès à certains sites pendant 2 jours. Pour la deuxième solution, il existe 3 billets regroupant différents sites : les ruines des environs immédiats de Cusco, les musées ou les sites de la Vallée Sacrée. Les billets peuvent être achetés à l’entrée des différents lieux d’attraction.

// Comment visiter la Vallée Sacrée ? (autrement que par un tour organisé) Il y a plusieurs options possibles, vous pouvez vous arranger avec un chauffeur de taxi qui vous dépose à chaque site et vous attend pendant votre visite.  On nous a reporté que certains chauffeurs se prennent pour des guides et vous expliquent l’histoire des lieux. Il est également possible de prendre des colectivos entre chaque attraction de la Vallée Sacrée.

// Les sites de la Vallée Sacrée sont-ils accessibles à tous ? Il s’agit principalement de ruines situées sur des collines et seulement accessibles par de longs escaliers !

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